Si la série Fallout est devenu populaire auprès des joueurs PC, c'est avant tout pour sa profondeur de jeux, ses choix moraux et son humour grinçant. Malheureusement, le studio Balck Isle fut contraint de fermer boutique en 2003, laissant à l'abandon le troisième opus de sa série phare Fallout. Ce n'est qu'un an plus tard que l'on apprend que Fallout 3 est desormais entre les mains de Bethesda Softworks, créateur des Elder Scroll. Une nouvelle qui provoca aussi bien l'engouement que la crainte. Cette dichotomie dans les opinions c'est elle envoler avec la sortie de ce Fallout 3 ? Rien n'est moins sûre.
Durant les années 2077 les États-Unis sont dévastes par une guerre nucléaire avec la Chine, ne laissant qu'un tas de ruines
radioactives peuplées de créatures mutantes. Mais l'humanité à survécue, se réfugiant dans des abris anti-atomiques juste avant la chute des bombes. Abri 101, 200 ans plus tard, vous incarnez un
résidant née entre les murs épais de l'abri. Tout commence avec votre naissance, l'occasion pour le joueur de définir sont apparence futur ainsi que ses caractéristique (intelligence, force,
chance ...). S'en suit un didacticiel succinct et efficace narrant diverses époques, de l'enfance à l'adolescence de votre avatar. L'occasion d'apprendre les commandes, marcher, tirer, mais aussi
d'obtenir votre Pip-boy 3000 qui se révèlera être l'inventaire par où la majorité des actions se font. Mais lorsque son père disparé sans laisser de traces, vous décidez de sortir de l'abri
pour tenter de le retrouver dans les Terres désolées. C'est une fois la porte blindée de l'abri 101 franchie que l'aventure Fallout 3 commence réellement.
Ce qui avait fait crier les fans de la première heure, c'était la vue subjective que proposé le jeu. Une vue FPS qui présagée le pire, craignant que Fallout 3 ne devienne qu'un jeu de
tir post-apocalyptique ou un Elder Scroll (la série phare de Bethesda) avec des armes à feu et pourtant lorsque l'on prend le jeu en main ces craintes s'éteignent doucement. Certes ; les combats
sont plus nerveux et sont bien loin d'un combat au tour par tour, même s'il est possible de geler le temps pour prendre le temps de viser avec précision un ou plusieurs adversaires via une petite
interface salvatrice appelée VATS (disponible en quantité limitée). Des décors tout en 3D et une vue subjective afin de plonger le joueur au plus profond du cataclysme, l'immersion est d'autant
plus grande et prenante. Précisons d'ailleurs qu'une vue à la troisième personne est également de la partie, hélas bien moins jouable et agréable, on lui préférera la vue FPS.
Continuons de parler contenu, l'étendue des Terres désolées est impressionnante et offre son lot de panorama délabrés et charmants. RPG oblige, vous aurez le droit à tout un tas de
quêtes et d'objectif totalement facultatif visant à prolonger un peu plus le plaisir, mais aussi afin de perfectionner votre équipement. Car nombreux sont les dangers, entre les animaux
transformés par les radiations (rad-scorpion, yao guai ou les terribles écorcheurs), les bandits locaux (raiders, mercenaires ou autre super mutant) ou même l'environnement en lui-même (eau
pollué, radiations mortelles), il va falloir s'équiper comme il se doit. Une chance, le jeu propose une pléthore d'objet plus ou moins utiles. Arme, armure, mais aussi diverses choses du
quotidien d'apparence futile qui pourront trouver une utilité (une boîte de conserve pourra très bien servir de grenade si elle est combinée avec les composants adéquates). Sans compter sur les
médicaments et autres substances utiles pour soigner ou booster votre personnage, mais attention à ne pas dépasser la dose ou bien c'est la dépendance. Vous l'aurez compris, sous ces air de FPS
ce cache en réalité un RPG plus subtile qu'il en a l'air, où une fusillade pourra être évité par le dialogue et où vous pourrez faire le bien, comme le mal. Et entre nous, vous en connaissez
beaucoup des FPS qui proposent une durée de vie d'une centaine d'heures voire plus ?
Maintenant que l'on sait que la durée de vie est colossale, pour peu que l'on s'intéresse plus qu'à la trame principale et que tout ceci est très agréable à jouer ; il est temps de
parler de la réalisation du jeu. Surement le point faible du titre, car si les décors extérieurs sont réussis, les intérieurs sont un peu moins fins. Le tout étant dans des tons très gris, mais
vu que c'est la fin du monde c'est un peu logique que tout soit triste et détruit. Par contre les PNJ et autres personnages sont assez mal animés pour la plupart et dispose de textures très
moyennes, sans parler du manque quasi-total d'expressions faciales, des doublages médiocres et des dialogues bien moins cyniques et crus que dans les épisodes précédents. Du très bon par contre
sur le point de vue de l'ambiance sonore ; les bruitages sont convaincants ainsi que les musiques, discrètes, d'ambiance. Mais c'est surtout la radio (disponible sur votre Pip-boy) qui marque les
esprits. Car Fallout, c'est avant tout une époque bien particulière, le futur tel qu'imaginé dans les années 50-60 en proie à la catastrophe nucléaire. Du coup tout est délicieusement rétro,
coiffure, robot et voiture volante en passant par les musiques jazzy qui dédramatise presque avec l'horreur atomique. C'est ainsi que vous irez carboniser des raiders, livrez des esclaves ou
atomisez une petite ville en sifflotant, sur fond de musique rétro, seul ou bien avec l'un des différents compagnons qu'il est possible d'obtenir au cours de votre aventure. Mais les moins
bucoliques pourront très bien ne pas utiliser la radio et rester seul, face aux paysages dévastés et aux dangers.

Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3 et PC)
Editeur : Bethesda Softworks
Développeur : Bethesda Softworks
Genre : RPG
Mode de jeu : solo uniquement
Réalisation : 15/20
Prise en main : 17/20
Durée de vie : 18/20
Difficulté : 16/20
Bande son : 17/20
Général : 17/20
Conclusion
Les immenses fans des deux premiers Fallout cracheront probablement dessus, les joueurs d'Elder Scroll y verront sans doute une version
de leur jeu avec des pistolets et des lances missiles ; il n'empêche que ce Fallout 3 propose son lot de bonnes idées et de radiations. C'est dommage que le monde de Fallout soit moins cru qu'à
l'accoutumé (ce n'est quand même pas la fête non plus), que les thèmes choc soient moins présents ou absent et que les personnages soient si grossiers … dans leur modélisation seulement. Dommage
aussi que le jeu ne dispose pas d'un mode online, cependant Fallout 3 reste tout de même un excellent jeu qui promet des heures de jeu à faire évoluer son personnage, être bon ou mauvais, sauver
les gens ou les manger, voler ou troquer, tuer ou être tué. C'est ça la vie dans les Terres désolées.
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Mais
Monster Hunter Tri n'est pas parfait, outre son contenu respectable et ses graphismes plus que correct pour de la Wii, le titre souffre d'un soucis d'ergonomie qui saute aux yeux. Le nombre
incroyable de manipulations a effectué au combo wiimote-nunchuck est impressionnant et déstabilisant. En combat par exemple, l'inclinaison de la télécommande impliquera de nouveaux coups, une
idée difficile à mettre en pratique correctement avant de nombreux combats. Pour les moins habiles, sachez que le titre est jouable à la manette. Bien-sûr on s'habitue à cette maniabilité mais il
faut avant cela souffrir quelques heures en s'entraînant sur des dinosaures inofensifs. Autre petit élément qui fait grincer des dents, la rigidité des coups. Votre chasseur, armé d'une épée
normalement inutilisable par un humain digne de ce nom, mettra quelques secondes à donner son coup d'épée. Logique vu la taille de sa lame, mais frustrant quand le monstre que vous affrontez et
trois fois plus vivace que vous. Il va falloir se la jouer fine pour triompher.
Ce
soucis d'ergonomie se retrouve d'ailleurs dans d'autres aspects du jeu. Comme le mode online par exemple. Après de nombreux temps de chargement, à choisir type de serveur, serveur et porte de
ville, il faudra encore choisir une ville précise. Tout cela est compliqué alors que cela aurait pu être plus simple. Et puisque l'on parle des temps de chargement ; bien que relativement court
ils sont bien trop présents. Un écran de chargement des un changement de zone c'est assez irritant car certaines zones sont petites et l'on fait trois pas avant de subir une nouvelle
coupure.
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