Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 15:02

Alors que de nombreux joueurs se plaignent du manque cruel de jeux orientés « hardcore gamer »  sur la dernière console de salon Nintendo ; le tout jeune studio PlatiniumGames (formé par d’anciens de chez Clover a qui l’on doit Viewtiful Joe ou Ôkami par exemple) prend le risque de sortir un jeu 18+ exclusif a la Wii, blanche immaculée, de Nintendo. Alors, suicide commercial ou véritable coup marketing ?

 

 

L’histoire de Madworld là voici. Une île entière est réquisitionnée pour devenir le plateau télé d’un jeu sanglant et impitoyable. Ce jeu, le DeathWatch, plonge ses participant (volontaires ou pas) dans le chaos. Puisque le but est de massacrer tous les autres participants et si possible, de la plus gore des façon possible. Vous incarnez Jack (juste Jack) et vous allez devoir vous tracer un chemin de sang pour parvenir à la victoire et empocher la grosse prime promise au vainqueur. Si le scénario s’étoffe un peu au fil du jeu, il consistera surtout à tuer tout ce qui peut l‘être pour grimper en popularité et atteindre le sommet.

 


Jack pourra compter sur sa carrure imposante et sur la tronçonneuse incorporée à son bras droit pour sortir vivant des différents quartiers de la ville. Cinq quartiers à l’identité propre, comprenant chacun trois décors (donc niveaux) différents.
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A la fin de chacun de ces décors aura lieu un combat classé contre un boss (comprenez participant de haut rang) que Jack devra gagner pour grimper les marches menant à la victoire. Seulement voila, pour avoir droit a un combat de ce type, il faut d’abord engranger un certain nombre de points. Car oui, Madworld s’apparente à un jeu à score, ce qui de nos jours est plutôt rare. Il vous faudra donc exécuter des combos pour gonfler votre score de façon exponentielle. Et par combos ne pensez pas tout de suite à des manipulations ardues ou bien à effectuer des quarts de cercle avec votre wiimote, non ; combos ici signifie torturé un maximum votre adversaire avant d’abréger ses souffrances avec classe et hémoglobine.

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Et pour cela Jack aura a sa disposition du menu fretin a gogo. Qui n’opposera pas grande résistance à ce que vous les clouiez, frappiez, déchiquetiez … selon votre bon vouloir. L’IA plutôt lente des ennemis de base, a défaut de donner du challenge, vous donnera l’occasion de trouver mille et une choses à faire pour répandre la mort. Que ce soit avec l’environnement (lames de ventilateur, catapultes, pointes et crochés en tout genre …) ou bien objets tous plus farfelus les uns que les autres (panneaux de signalisation, bouteille de champagne, trompette …). En niveau de difficulté normale tout du moins ; il existe bien un mode difficile mais qui nécessitera un minimum de pratique avant de se lancer.

 


Niveau gameplay, Madworld est un beat them all se jouant un peu à la manière de No more heroes (aussi sur Wii). Ainsi si les coups très puissants et exécutions se font à l’aide de la détection de mouvements (notamment contre les boss), les attaques classique se font avec le bouton A de la manette. Ce savant mélange entre touches et
gestes avait déjà fait ses preuves sur No more heroes et prouve encore aujourd’hui, que ce n’est pas parce que l’on est sur Wii que l’on doit forcément agiter les manettes comme un forcené a longueur de jeu.


 

Pour ce qui est du son. Les bruitages collent bien et font souvent ressentir la douleur que peuvent enduré certains ennemis. La musique ne se compose que de rap d’ambiance posé, mais on aurait sans douté préféré un brin de diversité car toutes la bande son du jeu joue sur les différents arrangements d’un même thème (comme l’avais fait aussi le titre de Suda 51). Par contre le cas des voix pèche un peu. Si lors des cut scenes, le jeu conserve une VO sous titrée fort agréable ; les phases dans le jeu sont dotées de dialogue français. Ces dialogues français sont en fait ceux des deux commentateurs qui l’ouvre des que Jack fait quelque chose. Ils n’arrêtent jamais de balancer des vannes plus ou moins drôles, mais le pire c’est qu’ils se répètent inlassablement, si bien que même le peu de phrases drôle deviennent vite lourdingue. Heureusement qu’il est possible de leur couper le sifflet en allant dans les options.


Tout cela est bien jolie, mais n’est pas un peu trop violent. Oui ça l’est, mais cette violence est atténuée, désamorcée par l’exagération outrancière des gerbes de sang et par le parti pris graphique du jeu dans son ensemble. Il est important en effet de parler de l’emballage visuel  du titre. Entièrement en noir et blanc, taché des hectolitres de sang de vos anciennes victimes (sang qui reste tout le long du niveau), l’esthétique rappel immédiatement les comics Sin City de Frank Miller ainsi que le film éponyme. Tout ceci est parfaitement maîtrisé et on ne se perd jamais devant les paysages somptueux et ses nombreux détails que nous offre le jeu. Le résultat partagera sans doute les joueurs, mais les opposants à ce style graphique sont prévenus : « Vous auriez tort de ne pas trouver Madworld fabuleux ». Les autres trouveront le résultat tout simplement beau.




madworld 



Madworld 
Console : Wii

Editeur : SEGA

Développeur : PlatiniumGames

Genre : Beat them all ultra gore

Mode de jeu : 1-2 joueurs en écran partagé



Réalisation :              18/20

Prise en main :           16/20

Durée de vie :            11/20

Difficulté :                 13/20

Bande son :               16/20

 

Général :                   18/20



Conclusion

 

Madworld est violent oui, mais cette violence graphique poussée à l’extrême en devient drôle. On prend un plaisir non dissimulé à trouver toutes les possibilités offertes par le jeu pour disloquer ses adversaires. Néanmoins il est évident qu’il ne faut pas le mettre entre toutes les mains. Madworld est un défouloir hors du commun, beat them all pur et dur qui sent bon l’arcade. En possède évidement les défauts du genre, comme par exemple la répétitivité des actions, malgré les efforts fait pour renouveler sans cesse les moyens de faire mal. Parmi les quelques petites critique que l’on peut faire ; un système de ciblage assez perfectible et une durée de vie trop courte (6h a peine pour le mode solo en normal). Les voix française agaçantes mais dispensables, des phases à moto sans grand intérêt et un mode deux joueurs qui n’apporte pas grand-chose, mais qui a le mérite d’être là. Ces toutes petites ombres au tableau n’entachent en rien les énormes qualités de Madworld. Félicitation a PlatiniumGames pour ce pari osé mais remporté haut la main de sortir un jeu 18+ sur Wii, prouvant une fois de plus que la petite console Nintendo peut faire autre chose que des party-games ou des jeux au look enfantin.

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Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Beat'em all
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 14:43

On connaît bien le genre survival horror dans le jeu vidéo. Silent Hill, Resident Evil et d’autres encore s’amusent avec nos nerfs de joueur et nous effraies. La plupart du temps on est seul, dans le noir, les munitions se font rares et l’on entend taper aux fenêtres. On connaît bien Electronic Arts aussi ; en temps qu’éditeur ou bien en temps que développeur. La firme américaine crée en 1982 possède quantité de licence plus ou moins juteuse dans pratiquement tous les domaines du jeux vidéos. Mais aucun survival horror, du moins jusqu'à présent. Voici donc Dead space, premier essai dans le domaine de la peur pour EA.

 

Tout commence par un appel de détresse émis par l’USG Ishimura, plus grand brisedeadspace2 surface de l’univers, chargé de récolté de précieux minerais sur différentes planètes. Dans ce S.O.S, une femme explique que de drôle de chose se passe a bord du vaisseau, elle a l’air paniquée. Vous êtes Isaac Clarke et cette femme est votre petite amie, vous êtes un technicien de réparation envoyé en réponse à ce signal de détresse. Votre équipe est chargée d’identifier et de réparer les problèmes rencontrés par l’Ishimura. Les ennuis commencent alors que votre navette n’a même pas atterrie et vous devez vous posez en catastrophe. L’Ishimura est étonnamment calme, pour un vaisseau de plusieurs centaines de personnes. A peine quelques minutes se sont écoulées depuis notre arrivée mouvementée que vous voila séparé du reste de votre équipe par d’affreuses bestioles, aussi belliqueuses que repoussantes. Cette aventure sera bien plus qu’un simple dépannage. 

 


Autant le dire tout de suite, le scénario de Dead space n’est pas son point fort. Ultra classique, voir prévisible par moment. Il reste néanmoins assez prenant et bien mis en scène pour que l’on ait envie de poursuivre et connaître le fin mot de l’histoire. Non ; le gros point fort du jeu est la profondeur et la richesse qui s’en dégage. A commencer par la beauté globale du titre. Rien que dans la phase d’introduction, un superbe soleil qui nous aveugle et des rochers flottant dans l’espace nous projette un tableau spatial époustouflant. Tout l’aspect graphique du jeu est parfaitement maîtrisé, aucun bug de texture ni d’éventuel retard d’affichage. Dead space nous en met plein les yeux, surtout avec ses panoramas interstellaires.
  



dead-space-1Si il n’y avait eu que les graphismes, Dead space n’aurait été qu’un bel emballage vide. Et là encore on est surpris des petites merveilles de gameplay qu’a su trouver EA. Une des idées les plus originales, vient de l’interface, entièrement intégrée au personnage d’Isaac. Une colonne vertébrale lumineuse sur sa combinaison remplace une classique jauge d’énergie. L’inventaire quand a lui est une fenêtre holographique qui ne stoppe pas le cours du jeu. Par conséquent, gérer son inventaire pendant des affrontements rajoute une bonne dose de stress et n’entache aucunement la jouabilité. Pour ce qui est de la caméra, on a là droit a la désormais classique vue a la troisième personne avec visée par-dessus l’épaule. Les codes du bon survival sont bien respectés, les couloirs sombres, les lumières vacillantes, les bruits stressant (même les portes feraient peur), les munitions et kits de soins disséminées au compte goutte, les documents qui vous en apprennent un peu plus sur la situation. Bref on ne le dira jamais assez, du classique certes, mais du classique très bien mené. 

 

L’aventure de Dead space est ponctuée de moments très intenses, où le stress grimpe en flèche. Comme lorsqu’on se retrouve pourchassé par un monstre invincible durant des minutes qui semblent interminables, ou lorsque l’on croise d’autres survivants complètements détruits mentalement qui se trancheraient la gorge plutôt que de rester une seconde de plus dans cet enfer.

Autres moments exaltants, les passages où l’on est carrément à l’extérieur du vaisseau. Ces phases où l’on n’est plus sujet à la gravité, et où le niveau n’est plus limité au sol, mais aux murs et au plafond. Il y a aussi les zones sans air artificiel, on entend plus que son propre cœur ainsi que le compteur d’air restant diminué dangereusement. Ces instants de surdité temporaire sont eux aussi angoissant ; car on sait q’un monstre peut très bien se trouver derrière nous sans pour autant en être absolument certain. Oui vous aurez peur en jouant à Dead space. Et c’est une énorme surprise de voir que l’on a le sens de la mise en scène horrifique chez EA.

L’immersion dans Dead space est totale, notamment grâce aux trouvailles citées plus haut, mais également grâce à tout le côté bande son, bruitages et  ambiance inquiétante. Tout cela sublime cet univers glacé par l’effroi. On retrouve dans Dead space plusieurs références au cinéma (Alien pour l’ambiance space horror) ou a d’autres œuvres vidéo ludiques (on pense aux fameux Big Daddy de Bioshock pour le look du héro), et malgré tout le titre parvient à trouver sa propre identité. Ce qui est, avouons le, une véritable performance.    

 


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Dead Space

Console : Xbox 360 (existe sur PS3 et PC)

Editeur : Electronic Arts

Développeur : Electronic Arts

Genre : Survival horror spatial

Mode de jeu : 1 joueur uniquement 




Réalisation :              18/20

Prise en main :           16/20

Durée de vie :            14/20

Difficulté :                 14/20

Bande son :               19/20

 

Général :                   18/20



Conclusion

 


Dead space est une grande surprise. Qui aurait cru qu’EA réussirait un premier jet si réussi dans le monde de l’horreur, et quel premier jet. Beau, ingénieux, immersif, profond et sérieusement flippant. Dead space prend aux tripes et nous aspire dans son monde tout du long de l’aventure. On ne pourra reprocher que deux choses a Dead space, un héro peu expressif (c’est bien clair il ne parle pas) et un dirigisme contraignant (fait ci, fait ça, va par là …) on aurait aimé se perdre d’avantage dans cet immense tanker spatial au lieu d’être le petit chien de course. Concernant la durée de vie, compter une bonne douzaine d’heures, mais 12 heures à un rythme effréné qui ne ralentit pas souvent. Si vous n’aviez pas encore compris, Dead space est une grande surprise et une nouvelle licence très prometteuse. Si vous aimez avoir peur, il serait regrettable de passer a côté.


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Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Survival-horror
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