Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 14:01

Alors qu'Assassin's Creed II avait cartonné lors de sa sortie, Ubisoft s'est empressé d'officialiser un nouvel opus sur console HD. Non il ne s'agit pas d'Assassin's Creed III, mais bien d'une tentative flagrante de profiter du succès d'une licence pour faire du bénéfice avec un épisode qui vient s'imposer entre le deuxième et le troisième volet. Assassin's Creed Brotherhood ne partait pas avec la bénédiction des joueurs qui se sentaient trahis (un an entre ACII et Brotherhood seulement). Brotherhood partait bien mal, mais qu'en est-il vraiment, Ubisoft a-t-il maquiller son épisode 2.5 un minimum ? 

 

En ce qui concerne l'intrigue de cet Assassin's Creed Brotherhood, elle fait directement suite à celles d'Assassin's Creed II et il sera donc toujours question d'Ezio Auditore et de la renaissance italienne. L'assassin venait d'en finir avec Rodrigo Borgia, le templier devenu pape après moult complots, du moins croyait-il en avoir fini, le bougre ayant mis les voiles et quitter Rome. Concrètement, Brotherhood raconte la guerre entre Ezio et la famille Borgia, oui je sais c'est un peu expéditif comme résumé, mais je souhaite éviter le maximum de spoil à ceux qui liraient ces lignes sans avoir encore touché un seul épisode de la série. Le joueur va donc une nouvelle fois contrôler Ezio et Desmond avec ce coup-ci, Rome comme unique destination. Un choix un peu étrange, une seule ville alors que le deuxième opus en compté quatre. Une unicité justifiée par la taille de la ville selon Ubisoft, mais une fois le jeu en main et bien que Rome propose une certaine diversité d'architecture (ville, campagne ...), on en fait rapidement le tour. Ce n'est là qu'un des nombreux reproche que l'on pourra faire au jeu, mais intéressons nous d'abord un peu aux aspects positifs.

ACBro.3En bon épisode 2.5 qu'il est, Brotherhood propose son lot de petit ajout plus ou moins discutable censé améliorer une formule déjà bien retravailler depuis Assassin's Creed premier du nom. Pour ce qui est du gameplay pur et dur, pas de bouleversements, on court, on saute et on se bat toujours aussi aisément, peut-être même trop dans ce volet, le tout donnant l'impression que tout a été encore rendu plus accessible. Au rayon des nouveautés qui apportent véritablement quelque chose on notera l'apparition (enfin) de l'arbalète, une arme extrêmement utile, la possibilité (en combat) de briser la garde de ses adversaires à l'aide d'un coup de bien bien sentit ainsi qu'un système de mise à mort ultra rapide qui rend l'extermination d'un groupe de soldat encore plus rapide et dynamique. Un système basé sur la pression d'un joystick pas vraiment ergonomique et souvent Ezio exterminera tout le monde sans que le joueur ait réellement compris ce qui ce passé ni même effectué les actions à la manette (quand je vous disais que le jeu avait encore été simplifié). Au rayon des idées qui auraient pu être bonnes si elles avaient été bien exploiter ; l'utilisation du cheval dans la ville qui se révèle pas franchement utile et raide. Autre feature loupée et là c'est nettement plus grave, la possibilité pour Ezio de former des apprentis assassin puisqu'au final Ezio ne fait que les recruter avant de les envoyer exécuter des contrats dans toute l'Europe via un menu prévu à cet effet. Le joueur n'a donc aucun contrôle véritable sur ses poussins et le constat et le même lorsque le moment vient de s'en servir en situation réelle. En effet, une simple pression sur un bouton les fait rappliquer, se battre quelques instants et disparaître aussitôt. Oublier donc la possibilité de former un petit gang dans les rues de Rome, de la même façon qu'il est impossible de customiser ses assassins avec des spécialités. Quand on sait que c'était LA grande feature nouvelle de Brotherhood on ne peut qu'être déçu devant un tel manque de profondeur.
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Et là on touche un point important de Brotherhood, son manque de profondeur d'un point de vue global. Si Brotherhood propose de bonnes idées de façon sporadique (principe des tours Borgia pour libérer Rome de leur influence, énigmes, séquences de plates-formes, moments plus épiques ...) il apparait clairement comme un jeu mal optimisé.  Moteur graphique qui a clairement atteint ses limites, bug de collision, bug d'affichage ultra-présent, clipping ultra-violent avec des cavalier qui apparaissent devant vous comme par magie ; c'est à se demander par moment si Brotherhood n'a pas sauté la phase du beta-test pour coller au calendrier des sorties. Des défauts qu'un scénario moyen et qu'une durée de vie, elle aussi très moyenne, ne sauront rattraper. Une durée de vie d'une bonne dizaine d'heures pour boucler l'intrigue principale, toujours gonflée par des sous objectifs annexes tels que les drapeaux ou les plumes, mais ici si facile à attraper que l'intérêt s'est envolé avec le challenge. L'autre nouveauté apportée par Brotherhood censé rallonger la durée de vie et l'expérience de jeu qui avait pas mal interrogé est la présence d'un mode multijoueur.

ACBro.1Un multijoueur qui se passe du côté des templiers qui entraînent des agents afin de lutter contre les assassins. Une petite intro explique succinctement le prétexte trouvé pour expliquer la présence d'un tel mode dans un jeu à la base prévu pour le solo. On se souvient que Bioshock avait aussi fait le coup du multi dans Bioshock 2 et que le final était plutôt sympa, sans forcément avoir de quoi inquiéter les poids lourds du multi comme Gears of War, Halo ou Call of Duty. Du coup on lance le multi avec une pointe d'optimisme et on déchante rapidement. Non le multi n'est pas totalement à jeter, mais une fois de plus ; Brotherhood nous prouve son manque de finition avec  quatre pauvres mode de jeu, un système mal peaufiner et une frustration quasi-constante qui en découragera plus d'un.  Si le rythme un peu moins speed qu'un FPS multi et le principe de jeu de chat et de la souris a le mérite de changer avec ce que le multijoueur fait habituellement , le manque de contenu et de finition ne permettront pas au multijoueur de Brotherhood de doubler sa durée de vie, seulement quelques parties au début et peut-être une ou deux autres en de rare occasions ... à moins de jouer avec des amis. Le pari n'était donc pas gagné d'avance pour Ubisoft de vouloir intégrer un multijoueur et au final, sans être brillant ou exécrable, le tout est tout de même correct.

 

ACBro.0

 

Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3)
Editeur : Ubisoft
Devloppeur : Ubisoft
Genre : Action/Aventure
Mode de jeu : solo + multijoueur online

 

 

L'avis de PsEuDoLeSs sur Assassin's Creed Brotherhood :

 

Jouissant des qualités du second volet, Assassin's Creed Brotherhood est un épisode 2,5 et cela saute aux yeux dès les premières minutes de jeu jusqu'à la fin, mais ce qui choque avant tout c'est le manque flagrant de finition qui fait clairement penser que le jeu a été sorti alors que deux-trois mois supplémentaires n'auraient pas été du luxe. Encore simplifié, plus court, un scénario pas plus intéressant que cela, des bugs en pagaille, un moteur qui montre clairement ses limites. Ce volet de la série d'Ubisoft est à la limite du recevable malgré quelques bonnes idées (recrues, arbalète ...)bug d'affichage à foison, multijoueur interéssant, mais pas encore assez peaufiner.  Tout manque d'une petite dose de travail supplémentaire. Heureusement que les bases d'ACII étaient plus que solide, car un Brotherhood sur celle d'Assassin's Creed premier du nom n'aurait pas tenu une seconde. C'est à se demander si ACII et Brotherhood n'étaient pas censés être un seul et même jeu à la base, qu'un calendrier trop juste aura scindé en deux et c'est donc avec une certaine frustration que l'on réalise qu'Ubisoft prend les joueurs en otage avec un jeu dont le scénario est nécessaire pour qui veut suivre l'épopée des assassins et tout ce que l'on espère, c'est qu'ils pendront un peu plus de temps et se serviront de l'argent gagné pour pondre un troisième volet à part entière réellement innovant, car des coups de ce genre ne passerons pas indéfiniment.

 

La note : 16/20

" Brotherhood n'est certes pas un mauvais jeu, mais le tout ne crève pas non plus le plafond "

 

 ACBro.5.jpg

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Action/Aventure - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 23:36

Une nouvelle fois, intéressons nous un brin à ce que le monde du téléchargeable a à nous offrir. Et arrêtons nous sur Trine, un jeu de plates-formes à la sauce héroic-fantasy où réflexion et coopération sont de mise. 

 

 

Trine se narre comme un conte pour bambins et commence donc logiquement par le traditionnel "Il était une fois" soufflé par la douce voix d'un narrateur externe qui vous accompagnera durant toute la durée de votre aventure et celles de vos personnages. Au nombre de trois ; trois protagonistes intéressés par un mystérieux artéfact nommé Trine, un trésor ancestral qui a de quoi attiser pas mal de convoitises. Les trois héros se retrouvent donc en face de l'objet en question, c'est alors que ce dernier entre en action et lie les corps et les âmes des trois personnages. Tel est là le début du jeu Trine ; aider les trois compères à se libérer du Trine, vaincre les forces maléfiques qui gangrènent la région et apprendre au magicien à lancer une boule de feu ... ou pas.

trine.1Trine est un jeu de plate forme qui n'est pas sans rappeler un certain "The Lost Vickings" par ses mécaniques de gameplay, sauf que dans Trine, les trois héros ne sont pas simultanément à l'écran. A l'instar du jeu Blizzard, le joueur devra alterner entre les différents héros afin de se sortir des situations les plus périlleuses. A vous donc de choisir entre le massif chevalier, son épée et son bouclier capable d'arrêter flèches et boule de feu ; la voleuse agile, son arc et son grappin qui s'avérera utile pour franchir des ravins ; ou encore le sage magicien et ses capacités à créer cubes et autres plates-formes.
Bien évidemment il est impossible d'avancer en utilisant qu'un seul personnage, il faudra donc réfléchir et user des avantages de chaque héros afin de sortir vivant de cette quête. Là où Trine fait fort, c'est qu'il n'existe pas une seule solution a chaque énigme et là où certain utiliseront le magicien, d'autre s'en sortiront tout aussi bien avec la voleuse. Je ne vous cache pas que le chevalier n'est pas vraiment utile dans les phases de saut, car son armure l'alourdit faisant de ses sauts des bonds ridicules, mais quand la situation commencera à chauffer, alors vous aurez recours à ses services.

Prenons un exemple concret afin de vous faire une idée simple. Vous entrez dans une salle remplie d'ennemis, au fond un mur hérissé de pointes que vous devez franchir pour continuer. Il y a dès lors plusieurs façons d'opérer, vous pouvez foncer dans le tas avec le chevalier pour tuer les ennemis, les arroser de flèches à l'abri avec la voleuse ou encore tenter de les écraser avec les plates-formes du magicien. Une fois la salle vide de menace et au pied du mur, là encore il y a différents moyens de se hisser tout en évitant les pointes.493990f343977_featured_without_text_Trine.jpg Utiliser le grappin de la voleuse ou encore créer des cubes que vous planterez par la suite dans les pointes afin de créer des plates-formes praticables. Ceci est un exemple basique, mais qui prouve bien que le joueur soit libre de se créer une solution avec les outils mis à sa disposition. Chaque niveaux se décomposent en salles, chaque salle étant un tableaux plus ou moins complexes, les méninges et la créativité seront donc de mise, car il n'existe pas une solution unique.
Tout cela étant bien évidemment parfaitement intuitif une fois la manette en main. Même si la voleuse et le magicien nécessite un peu plus d'effort au début, de part l'utilisation du joystick droit de la manette pour tirer à l'arc ou créer des cubes, rien n'est réellement compliqué et le tout s'enchaîne parfaitement.

 

Sur le plan purement technique, Trine fait des merveilles et enchantes nos trine-playstation-3-ps3-016yeux et nos oreilles. Avec des décors magiques aux couleurs oniriques et une ambiance sonore plus que respectable, notons que le jeu bénéficie d'une version française intégrale saisissante sans allez dans l'excessif, un vrai bonheur. Une recherche esthétique indéniable et une technique maîtrisée font de Trine un véritable petit bijou d'ingéniosité délicatement taillé par des développeurs/orfèvres désireux de plonger les joueurs au coeur d'un jeu et d'un univers simple, mais efficace.

 

Seul réel défaut que l'on reprochera à Trine ; une durée de vie un peu faiblarde, surtout si vous foncez tête baissée vers la sortie sans vraiment prendre le temps d'expérimenter quoi que ce soit. Reste alors la possibilité de refaire les différents niveaux pour partir à la recherche d'items plus ou moins cachés, tel que des coffres contenant des reliques qui booseteront vos héros, ou encore des fioles d'expérience qui serviront à améliorer les différents pouvoirs de chaque personnage. Il va de soit que recommencer un niveau implique que vous gardiez vos personnages améliorés, histoire de visiter des recoins innaccessibles lors de la première visite. De quoi porter la durée de vie du titre à une petite douzaine d'heures soit, mais une douzaine d'heures qui ne vous auront pas coûté une soixantaine d'euros. A bon entendeur.

 

trine.0 

 

Console : PS3 (existe aussi sur PC)

Editeur : Nobilis

Développeur : Frozenbyte

Genre : Plates-formes

Mode de jeu : 1 à 3 joueurs 

 

L’avis de PsEuDoLeSs sur Trine :

 

Trine est un très bon titre téléchargeable, une aventure proposant un level desgin et des phases de plates-formes bien pensées et réussis, ainsi qu’une esthétique très plaisante, un équilibre et une complémentarité forte entre les trois protagonistes, le tout dans une ambiance sonore à la hauteur de sa technique étincelante. Au final Trine fait partie de ses petits jeux qui mérite le coup d’œil. Dommage que le jeu soit un peu trop court, bien qu’il propose une petite rejouabilité tout de même en plus de la possibilité de jouer également à plusieurs. Dommage aussi que les différentes façons de se frayer un chemin dans les niveaux ait un impact relativement moindre. Mais pour une petite poignée d’euros ; les férus de plates-formes auraient tort de se priver.

 

La note : 7/10

"Prenant et intelligent, Trine est une aventure de plates-formes qui vaut le détour"

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Autre - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 05:30

La dernière génération de console en date à définitivement démocratiser la connexion internet et avec elle, la présence d'un marché en ligne permettant le téléchargement (via rémunération le plus clair du temps) de contenu, mais aussi de jeu à part entière. Un excellent moyen pour les petites boîtes de développement de sortir leurs jeux à moindre budget. Braid fait partie de ces jeux qui n'auraient jamais vu le jour autrement qu'en téléchargement.

 

Braid est un jeu de plates-formes en 2D qui propose des niveaux sous formes de tableaux remplient d'énigmes jouant sur la manipulation du temps. Prenons par exemple ce niveaux où, lorsque le joueur avance, le temps s'écoule normalement, mais si le joueur fait demi-tour alors l'action autour de lui est comme rembobinée. A partir de là, il va être ardu de récolter chacune des pièces de puzzle nécessaire à la reconstruction du tableau. Composer de 6 mondes (tableaux) plus ou moins difficiles, chacun y allant de son utilisation du temps afin de ne jamais tomber dans la répétitivité, Braid propose un gameplay simple, efficace et des énigmes retorses qui mettront à mal l'esprit des joueurs.
braid.4On ne meurt pas dans Braid, ou du moins pas vraiment. Bien entendu, les niveaux sont remplis de pièges mortels et de créatures (en trop peu de modèles différents hélas) aussi mignonnes que dangeureuse qui viendront ajouter encore au challenge. Et si votre personnage venait à se faire toucher c'est la mort assurée, sauf que le joueur pourra a tout moment appuyer sur une touche pour rembobiner l'action, à l'instar d'un certain Prince de Perse, afin d'éviter une mort certaine ou juste parce que votre saut n'était pas bien calibré et que tout votre timing s'est retrouvé compromit. Pas d'écrans de "Game Over" et très peu de chargement, tout a été fait pour immerger le joueur dans cet univers onirique et personne ne s'en plaindra.braid.3
Une des forces de Braid est de réussir à renouveler son gameplay tout en le gardant fondamentalement inchangé. Comme il est dit un peu plus haut, chaque niveau propose une variation de gameplay qui, du coup, bouleverse la manière d'appréhender les énigmes. En apportant également, petit à petit, de nouveaux éléments fondamentaux ; si bien que plus on avance, plus notre panel est étendu et les énigmes difficiles. N'allait pas croire que toutes les pièces de puzzle seront simples à obtenir et il faudra parfois se retourner le cerveau pour trouver la solution.

 

Au début limiter au strict minimum, l'histoire de Braid s'étoffe au fil des niveaux, au fil des livres que le joueur découvrira avant chaque début de niveaux. Tout ce que l'on sait au début, c'est que Tim part à la recherche d'une princesse, retenue prisonnière dans un château. Mais contrairement à un certain plombier moustachu, la relation entre Tim et la princesse se dévoilera petit à petit et ne se limite pas au simple amour plus ou moins platonique entre un héros et sa dulcinée pour au final, proposé un ton très surprenant et touchant. braid.2Adulte et mélancolique, le scénario de Braid est enveloppé dans un graphisme 2D au design tout mignon, peut-être pas excessivement fouillé, mais diablement attachant et pratiquement irréprochable sur le plan artistique. Donnant l'impression d'être le héros d'une peinture prenant vie sous nos yeux. Le tout accompagné d'une musique, parfois douce, souvent inquiétante, qui berceront les oreilles des joueurs et vous propulseront direct à l'intérieur de Braid, un régal.

 

Un régal malheureusement bien trop court. Déjà parce que le jeu est tellement immersif que l'on souhaiterait presque qu'il ne s'arrête jamais ; mais surtout parce que sa durée de vie n'excède pas une petite poignée d'heure pour les plus rapides, peut-être une (voire deux maxi) pour ceux qui buteront plus sur certains passages. Une durée de vie encore écourtée par une replay value pas terrible, puisqu'une fois la solution trouvée, refaire le jeu ne présente plus tellement de challenge. Bien-sûr cela n'empêchera pas certain de se replonger dans les péripéties temporelles de Tim. Moi le premier.


braid.0

Console :Téléchargeable sur Xbox 360 (mais aussi sur PS3 et PC)
Développeur : Number None Inc
Genre : Plates-formes/Réflexion
Mode de jeu : solo uniquement

 

Mon avis sur Braid :

 

Braid fait complètement partie des jeux téléchargeables indispensables. Loin des grosses productions disponibles en version boîte, Braid offre de délicieux instant de jeu en compagnie de ce petit personnage en costume-cravate. Onirique et mélancolique, Braid est un titre à petit prix qu'il faut absolument acheter, une leçon de level design et d'ingéniosité en matière de gameplay, un scénario émouvant tout en restant simple, une bande-son merveilleuse et un aspect graphique aquarelle du plus bel effet. Alors oui, le jeu est court, mais le jeu est bon et mérite amplement son prix. Il y a des perles à télécharger, car loin du marketing et de tout ce qui corrompt un peu le marché du jeu vidéo ; il y a encore des talents qui se démènent comme des fous pour offrir quelque chose au paysage vidéoludique. Donc acheter Braid, en plus vous encouragerez les indés afin que d'autres titres de cette trempe voient le jour et que le marché de jeu ne soit pas noyés dans un flot de blockbuster plus ou moins impersonnel.

 


Ma note : 8/10

"Braid est un incontournable de l'indé vidéoludique"  

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Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Autre - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 15:00

Lorsque l'on test des jeux, il y a plusieurs problèmes qui se présentent. Il faut bien entendu faire en sorte de rester objectif devant le jeu que l'on critique et mettre de côté son "fanboyisme" ou ses préjugés, faire le tour complet des bons et des mauvais points pour donner le maximum d'informations, mais ce ne sont pas là les sujets que je voudrais aborder dans cette nouvelle parenthèse videolugeek. Je voulais en effet parler un peu sur la notation des jeux vidéos.
Partout, peut importe le site, le magazine ou la chaine de télé qui traite un tant soit peu de jeu vidéo, on tombe sur un système de notation. Sous la forme de note sur 20,10,5 ou même 40, une jauge plus ou moins remplie ou un nombre d'étoiles plus ou moins important. Tout est bon pour attribuer un semblant de note et bien qu'il soit évident qu'une note peut s'avérér utile par moment, il est aussi clair que son utilisation amène plusieurs soucis. Noter un jeu vidéo est encore d'actualité ou faut il passait à autre chose ?

 



Selon moi, le système de note concernant un jeu vidéo ne possède que trois grandes cases. On peut discerner les très mauvais jeux, les bons voir très bon jeux et (grossièrement) tout le reste. Voilà bien là le problème. En quoi un jeu qui obtient un 13 est-il foncièrement différent d'un autre qui est affublé d'un 14 ou d'un 12 ; je sais bien que dans l'esprit du joueur 14>13>12, mais tout ceci est au final assez abstrait. Un joueur s'amusera peut-être plus avec le jeu noté 12 qu'avec celui noté 14. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que ces goûts sont sensiblement différents de celui qui a écrit les tests en question. Notre ami joueur a-t-il des goûts moins fins que le testeur ? Même si cela est possible, il faut plus mettre cela sur le caractère plus ou moins abstrait de la critique. note%20scolaireUn peu à la manière d'un film ou d'un livre, le jeu vidéo s'arpente de différentes façons selon celui qui le joue.
Cependant, une note est importante en fin de test, car c'est ce qui est consulté en premier le plus souvent. On va d'abord voir la note et après on peut lire le texte et cela il ne faut pas s'en cacher, tout le monde fait ça (à ceux qui s'insurgent déjà en hurlant "pas moi", je leur répondrai qu'ils sont l'exception qui confirme la règle). Les gens ont besoin d'un repère de ce style, bien sûr les "hardcore gamer" n'y seront peut-être pas aussi réceptif qu'un joueur plus occasionnel ; mais il faut se rappeler que le jeu vidéo touche tout le monde aujourd'hui et qu'il faut être en mesure de faire le grand écart également dans un test.
Le hic c'est que ce repère de note ne possède pas véritablement de variante vraiment différente et l'on se retrouve toujours avec une note scolaire plus ou moins déguisée.
video games evolution044Certain diront qu'une note sur 10, 20, 40 est infantilisant pour le jeu vidéo et qu'elle fait passer le testeur pour un "professeur a la science infuse", faisant passer le joueur et/ou les concepteurs pour des "élèves". En conséquence, ils vous expliqueront qu'un système d'étoiles ou n'importe quel autre substitut sera plus précis et moins "dégradant". Mon avis est que trois pouces levés sur cinq, ça reste une note avant tout. ModernWarfare2-Screenshot3-1920x1200Certes cela ne renvoie pas au côté "scolaire", mais dans le fond c'est grosso modo la même chose et de toute façon, qui pense réellement que parce qu'un tel à mit 15/20 à Far Cry 2 que ce jeu vaut réellement 15/20 pour un joueur lambda qui y jouera ?  Il faut arrêter de prendre forcément les gens pour des débiles, même si bien-sûr il est tout à fait possible que quelqu'un ne se fie qu'a l'avis de jeuvideo.com et rien d'autre ; dans ce cas il est primordial que chaque site soit capable d'expliquer qu'une note n'est pas imprimée au fer rouge sur la boîte du jeu. En nuançant le texte de la critique du jeu en question ou en le spécifiant quelque part dans un coin pas trop perdu, l'avis d'un testeur n'est pas parole d'évangile et n'est là que pour aiguiller la décision des joueurs.
Mais alors pourquoi continu-t-on de mettre des notes au jeu vidéo ? Et bien parce qu'il est difficilement faisable d'avoir les mêmes avantages qu'une note sans en avoir les inconvénients. Certains ne mettent pas de notes, par exemple lors de vidéotest ; logique puisque pendant sa critique le jeu tourne et le spectateur voit de visu le produit. Il est déjà arrivé qu'un magazine ou un site ne mettent pas de notes, dans ce cas cela réduit le public visé. Car même si les critiques sont plus longues, développées et précise, l'absence de note/repère perturbe le plus grand public. On a beau critiquer les notes pour le jeu vidéo, il est difficile (pour ne pas dire quasi-impossible) de s'en passer.

Black-and-White-II-screen-1Pour en revenir vite fait sur l'intérêt des notes. Il faut aussi dire que les notes ne sont pas utiles que pour la majorité des joueurs. Les éditeurs aussi en ont besoin comme retour sur la qualité de leur produit et pour éventuellement créer une campagne marketing plus percutante, en exposant des notes élogieuses et en citant le site qui lui a attribué (ça vous dit quelque chose). Les commerçants aussi ; les grandes enseignes peuvent changer l'approvisionnement des stocks selon le succès critique d'un jeu. Vous pensez réellement qu'Auchan ou que la Fnac (vite il m'en faut une troisième) euh ... Kiabi (ouais on va dire que c'est bon ...) font des synthèses des critiques et pas juste des notes ? Qu'un type sillonne le web, lis chaque critique qu'il trouve et fait un résumé sur papier pour ensuite faire son rapport à ces supérieurs ? Moi je ne pense pas sincèrement.

 


manhunt2Il est temps de fermer cette parenthèse vidéolugeek sur la notation des jeux vidéos. Mais avant de conclure j'en profite pour préciser que je vais opter pour quelques petits changements, sur ce blog, dans ma notation. Rien de révolutionnaire, mais quelque chose qui me plait plus, car le système utilisé jusqu'à maintenant ne m'a jamais réellement plus (trop scolaire, trop classique faut croire) et que depuis le début, je cherchais à en changer. N'aller pas immaginer des trucs mirobolants et super high-tech, certain me diront "oh mais il a pas changer ton système de notation pff c'est nul" et bien ceux-là, je les inviterais à lire (ou à relire) cet article. Je pourrai aussi faire le bilan des changements en expliquant ce qui est différent, mais après mûre réflexion ... non XD.
J'en oublierais presque la conclusion ; et bien pour faire simple disons que noter des jeux vidéos c'est un peu comme la télévision. Il y a de bonnes choses, mais en contrepartie il faut se farcir la bouse qu'elle propose et en plus, la télé c'est vital pour pouvoir jouer au jeu vidéo. Sans métaphore maintenant. Noter le jeu vidéo se révèle être primordial en de nombreux points, mais le système est malheureusement bourré de défaut dont on n'arrive pas à tous se débarrasser.

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Parenthèse vidéolugeek - Communauté : Que la geekerie soit avec vous
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 21:40


Un test construit de toutes pièces par Soichiro_Damma

Quand j'étais petit j'ai subi un traumatisme partagé par beaucoup d'entre vous, communément on désigne cette torture psychologique par le nom « d'école ». Et les seules choses qui me permettait de me lever le matin se résumées à une boite de lego, les desseins animés de 16h30 et les jeux vidéo.Alors, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'une dizaine d'années plus tard Rare décide de Sortir Banjo-Kazooie sur la Xbox360, un jeu dont le nindo est justement de concilier les trois.

 

Banjo-Kazooie, c'est une série et plus précisément une trilogie dont les deux premiers volets sont initialement  sortis sur N64 sous les noms de Banjo-Kazooie et Banjo-Tooie respectivement en 1998 et 2000. Banjo.2Si l'on devait résumer ces deux jeux rapidement on pourrait parler de deux magnifiques jeux de plateformes qui justifiés à eux seul l'achat de la console Nintendo de l'époque, l'on y incarnait l'ours banjo accompagné de son amie Kazooie l'oiseau moche qui ressemble vaguement à une perruche, le but du duo n'était autres que de stopper Gruntilda la sorcière dont le rêve est  de conquérir le monde. Heureusement ils sont aidés dans cette quête par Mambo Jumbo le chaman, Bottles la taupe ainsi que d'autres compagnons et aussi grâce à une panel de mouvements très élaboré, bref vous l'aurez compris deux jeux d'une qualité exceptionnelle qu'il ne faut manquer sous aucun prétexte et le fait de ne pas être née à cette époque ne compte pas.

8 ans ont déjà passé depuis le deuxième volet où l'ours et l'oiseau ont battu pour la seconde fois la sorcière.. ils ont donc passé pas mal de temps en jouant à la xbox360 (véridique) et en consommant des pizzas à tout va, autant dire que nos héros ont pas mal pris de poids ce qui est légèrement handicapant quand l'on est un personnage de jeu de plateformes. Et c'est dans cette ambiance, pour le moins détendue, que commence ce troisième et ultime épisode, en effet Gruntilda parvient à se défaire des décombres dont elle était jusqu'alors prisonnière et se lance dans un duel acharné contre nos amis. Mais tout ne se passe pas comme prévu et alors que la bataille allée éclater, un étrange personnage à tête de pong intervient. Le "Seigneur Absolu des Jeux-vidéo" (puisque c'est ainsi que l'on le nomme) propose aux éternels rivaux, un défi ayant pour but, la sacralisation du maître de la montagne perchée. Le but est simple le duo devra récupérer des pièces de puzzle discriminés à travers Duelville et la sorcière devra les en empêcher.

 

Banjo.4Le gameplay reprend les fondements de la série, déjà instauré par Super Mario 64, le joueur évolue dans un monde dit principale, ici c'est Duelville, sorte de ville diviser en plusieurs quartiers, d'où l'on peut accéder aux différents mondes du jeux où sont disséminées les pièces puzzle et les notes de musiques (qui font ici office de monnaie). Évidemment plus le joueur avance dans sa collecte de pièces et plus il obtient de capacités qui lui permettront de visiter plus en profondeur la ville et donc d'accéder à de nouveaux mondes (pour un total de 7). Chaque monde comprend différents chapitres avec à chaque fois des défis dont le but et de gagner une pièce de puzzle ainsi que de nouvelles pièces pour les véhicules mais j'y reviendrai plus tard. Duelville est d'une taille plus que raisonnable: assez grande pour ne pas être à l'étroit et assez petite pour ne jamais être perdus, les mondes sont variés avec tous une identité propre, (île paradisiaque, console de jeu géante, station orbitale...) sont tous très très grand, mais l'on regrette que les mondes de soit pas plus que cela modifié d'un chapitre à l'autre.


 
J'en vois déjà certains crier au réchauffe, dire que c'est du déjà vu.... une honte...c'est nul... ringard...Le père Noël est une ordure....
Mais il n'en est rien, en effet plutôt que de reprendre un gameplay plateforme ou l'on contrôle un personnage (ou plutôt deux dans le cas de la série) qui évolue dans des niveaux à pied ou en sautant, ici l'on progresse dans des véhicules que le joueur peut créer à tout moment grâce à un garage où, avouons le, nous passerons le plus clair de notre temps. Créer un véhicule ce révèle très simple et permet de faire des choses dont la seule limite et votre imagination: voiture, taxi, bus, bateau, avion, hélicoptère et même mélanger les concept, par exemple une voiture avec des hélices dépliantes pourra se transformer à souhait en hélico et même se poser sur l'eau s'il possède des flotteurs. Tout dans le jeu est prétexte à gagner de nouvelles pièces qui permettront de créer de nouveaux véhicules pour gagner des défis qui vous feront gagner de nouvelles pièces etc. On se surprend à passer des heures et des heures dans le garage pour créer encore et toujours des véhicules de plus en plus fous. La durée de vie est très relative, en effet si votre but consiste simplement à voir la fin du jeu le plus vite possible il vous faudra collecter 75 pièces puzzle ce qui demande environ 15 heures, par contre si jamais vous avez dans l'idée de collecter la totalité des pièces (soit 120) alors il vous faut compter presque le double de ce temps et si en plus vous aimez créer des véhicules toujours plus fous alors la durée de vie peut très vite monter à 50 heures voir plus, tout dépend de votre créativité. Par contre, je ne parlerais pas ici du mode multijoueur exclusivement en ligne, qui est à l'heure actuel complément désert, il est dommage que le multijoueur en local soit absent.

 

Banjo.1L'autre grande force de ce jeu réside dans son ambiance, les musiques sont d'une grande qualité mais ont, pour certaine, la mauvaise habitude de rester facilement en tête, l'humour et omniprésent que ce soit dans le design, les personnages et les dialogues (l'on y découvre même une satire du marché vidéoludique actuel et ça c'est fort quand on y pense). De plus, il est à noter que les développeurs ont su faire preuve d'une touche de second degrés sur leurs propres jeux, ce qui est bien trop rare à notre époque.
Enfin je me dois de parler des graphismes qui sont très jolies sans être hallucinants, le design est travaillé, par moments on croirait presque voir un film d'animation, les décors et animation sont vraiment bien et en plus le jeu ce paye le luxe d'avoir une distance d'affichage énorme sans clipping ou presque. Par contre, on peut de temps en temps tomber sur un peu d'aliasing et quelque ralentissement (je soupçonne le framerate d'être rarement à 60 images par secondes).


 
Bref vous l'aurez compris Banjo-Kazooie est un grand jeu qui, en plus, demande au joueur de penser par lui-même ce qui est une qualité encore trop rare. Les mécanismes de jeux sont inventifs et frais, l'ambiance n'est pas en reste et la durée de vie s'adapte à qui le veut. Je vous conseille de vous jeter dessus (mais pas trop fort parce que ça fait mal) d'autant que le jeu est disponible à petit prix. Malheureusement suite à un mauvais marketing le succès commercial n'a pas était au rendez-vous et depuis Rare développe des sous merdes casual sur kinect, monde de merde.


Banjo.0

L'avis de Soichiro : 17/20

Si vous avez de la patience et de la créativité, Banjo Kazooi N&B vous promet un agréable moment. Dans le cas contraire,  si vous préférez être pris par la main dans vos jeux, passez votre chemin.

Banjo.5

Par Soichiro_Damma - Publié dans : Action/Aventure - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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 Comme toujours dans ce genre de cas il ne faut pas prendre mes notes pour paroles d'évangile, juste un moyen d'aiguiller votre avis. Le meilleur testeur pour savoir ce que vous aimez, c'est vous . Si vous n'êtes pas d'accord sur un test, je serai ravis de connaître votre avis.

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