Alors qu'Assassin's Creed II avait cartonné lors de sa sortie, Ubisoft s'est empressé d'officialiser un nouvel opus sur console HD. Non il ne s'agit pas d'Assassin's Creed III, mais bien d'une tentative flagrante de profiter du succès d'une licence pour faire du bénéfice avec un épisode qui vient s'imposer entre le deuxième et le troisième volet. Assassin's Creed Brotherhood ne partait pas avec la bénédiction des joueurs qui se sentaient trahis (un an entre ACII et Brotherhood seulement). Brotherhood partait bien mal, mais qu'en est-il vraiment, Ubisoft a-t-il maquiller son épisode 2.5 un minimum ?
En ce qui concerne l'intrigue de cet Assassin's Creed Brotherhood, elle fait directement suite à celles d'Assassin's Creed II et
il sera donc toujours question d'Ezio Auditore et de la renaissance italienne. L'assassin venait d'en finir avec Rodrigo Borgia, le templier devenu pape après moult complots, du moins croyait-il
en avoir fini, le bougre ayant mis les voiles et quitter Rome. Concrètement, Brotherhood raconte la guerre entre Ezio et la famille Borgia, oui je sais c'est un peu expéditif comme résumé, mais
je souhaite éviter le maximum de spoil à ceux qui liraient ces lignes sans avoir encore touché un seul épisode de la série. Le joueur va donc une nouvelle fois contrôler Ezio et Desmond avec ce
coup-ci, Rome comme unique destination. Un choix un peu étrange, une seule ville alors que le deuxième opus en compté quatre. Une unicité justifiée par la taille de la ville selon Ubisoft, mais
une fois le jeu en main et bien que Rome propose une certaine diversité d'architecture (ville, campagne ...), on en fait rapidement le tour. Ce n'est là qu'un des nombreux reproche que l'on
pourra faire au jeu, mais intéressons nous d'abord un peu aux aspects positifs.
En bon épisode 2.5 qu'il est, Brotherhood propose son lot de petit ajout plus ou moins discutable censé améliorer une formule déjà bien retravailler depuis Assassin's Creed premier du
nom. Pour ce qui est du gameplay pur et dur, pas de bouleversements, on court, on saute et on se bat toujours aussi aisément, peut-être même trop dans ce volet, le tout donnant l'impression que
tout a été encore rendu plus accessible. Au rayon des nouveautés qui apportent véritablement quelque chose on notera l'apparition (enfin) de l'arbalète, une arme extrêmement utile, la possibilité
(en combat) de briser la garde de ses adversaires à l'aide d'un coup de bien bien sentit ainsi qu'un système de mise à mort ultra rapide qui rend l'extermination d'un groupe de soldat
encore plus rapide et dynamique. Un système basé sur la pression d'un joystick pas vraiment ergonomique et souvent Ezio exterminera tout le monde sans que le joueur ait réellement compris ce qui
ce passé ni même effectué les actions à la manette (quand je vous disais que le jeu avait encore été simplifié). Au rayon des idées qui auraient pu être bonnes si elles avaient été bien exploiter
; l'utilisation du cheval dans la ville qui se révèle pas franchement utile et raide. Autre feature loupée et là c'est nettement plus grave, la possibilité pour Ezio de former des apprentis
assassin puisqu'au final Ezio ne fait que les recruter avant de les envoyer exécuter des contrats dans toute l'Europe via un menu prévu à cet effet. Le joueur n'a donc aucun contrôle véritable
sur ses poussins et le constat et le même lorsque le moment vient de s'en servir en situation réelle. En effet, une simple pression sur un bouton les fait rappliquer, se battre quelques instants
et disparaître aussitôt. Oublier donc la possibilité de former un petit gang dans les rues de Rome, de la même façon qu'il est impossible de customiser ses assassins avec des spécialités. Quand
on sait que c'était LA grande feature nouvelle de Brotherhood on ne peut qu'être déçu devant un tel manque de profondeur.
Et là on touche un point important de Brotherhood, son manque de profondeur d'un point de vue global. Si Brotherhood propose de
bonnes idées de façon sporadique (principe des tours Borgia pour libérer Rome de leur influence, énigmes, séquences de plates-formes, moments plus épiques ...) il apparait clairement comme un jeu
mal optimisé. Moteur graphique qui a clairement atteint ses limites, bug de collision, bug d'affichage ultra-présent, clipping ultra-violent avec des cavalier qui apparaissent
devant vous comme par magie ; c'est à se demander par moment si Brotherhood n'a pas sauté la phase du beta-test pour coller au calendrier des sorties. Des défauts qu'un scénario moyen et qu'une
durée de vie, elle aussi très moyenne, ne sauront rattraper. Une durée de vie d'une bonne dizaine d'heures pour boucler l'intrigue principale, toujours gonflée par des sous objectifs annexes tels
que les drapeaux ou les plumes, mais ici si facile à attraper que l'intérêt s'est envolé avec le challenge. L'autre nouveauté apportée par Brotherhood censé rallonger la durée de vie et
l'expérience de jeu qui avait pas mal interrogé est la présence d'un mode multijoueur.
Un multijoueur qui se passe du côté des templiers qui entraînent des agents afin de lutter contre les assassins. Une petite intro explique succinctement le
prétexte trouvé pour expliquer la présence d'un tel mode dans un jeu à la base prévu pour le solo. On se souvient que Bioshock avait aussi fait le coup du multi dans Bioshock 2 et que
le final était plutôt sympa, sans forcément avoir de quoi inquiéter les poids lourds du multi comme Gears of War, Halo ou Call of Duty. Du coup on lance le multi avec une pointe d'optimisme
et on déchante rapidement. Non le multi n'est pas totalement à jeter, mais une fois de plus ; Brotherhood nous prouve son manque de finition avec quatre pauvres mode de jeu, un système mal
peaufiner et une frustration quasi-constante qui en découragera plus d'un. Si le rythme un peu moins speed qu'un FPS multi et le principe de jeu de chat et de la souris a le mérite de
changer avec ce que le multijoueur fait habituellement , le manque de contenu et de finition ne permettront pas au multijoueur de Brotherhood de doubler sa durée de vie, seulement
quelques parties au début et peut-être une ou deux autres en de rare occasions ... à moins de jouer avec des amis. Le pari n'était donc pas gagné d'avance pour Ubisoft de vouloir intégrer un
multijoueur et au final, sans être brillant ou exécrable, le tout est tout de même correct.
Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3)
Editeur :
Ubisoft
Devloppeur : Ubisoft
Genre :
Action/Aventure
Mode de jeu : solo + multijoueur online
L'avis de PsEuDoLeSs sur Assassin's Creed Brotherhood :
Jouissant des qualités du second volet, Assassin's Creed Brotherhood est un épisode 2,5 et cela saute aux yeux dès les premières minutes de jeu jusqu'à la fin, mais ce qui choque avant tout c'est le manque flagrant de finition qui fait clairement penser que le jeu a été sorti alors que deux-trois mois supplémentaires n'auraient pas été du luxe. Encore simplifié, plus court, un scénario pas plus intéressant que cela, des bugs en pagaille, un moteur qui montre clairement ses limites. Ce volet de la série d'Ubisoft est à la limite du recevable malgré quelques bonnes idées (recrues, arbalète ...)bug d'affichage à foison, multijoueur interéssant, mais pas encore assez peaufiner. Tout manque d'une petite dose de travail supplémentaire. Heureusement que les bases d'ACII étaient plus que solide, car un Brotherhood sur celle d'Assassin's Creed premier du nom n'aurait pas tenu une seconde. C'est à se demander si ACII et Brotherhood n'étaient pas censés être un seul et même jeu à la base, qu'un calendrier trop juste aura scindé en deux et c'est donc avec une certaine frustration que l'on réalise qu'Ubisoft prend les joueurs en otage avec un jeu dont le scénario est nécessaire pour qui veut suivre l'épopée des assassins et tout ce que l'on espère, c'est qu'ils pendront un peu plus de temps et se serviront de l'argent gagné pour pondre un troisième volet à part entière réellement innovant, car des coups de ce genre ne passerons pas indéfiniment.
La note : 16/20
" Brotherhood n'est certes pas un mauvais jeu, mais le tout ne crève pas non plus le plafond "
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Trine est un jeu de plate forme qui n'est pas sans rappeler un
certain "The Lost Vickings" par ses mécaniques de gameplay, sauf que dans Trine, les trois héros ne sont pas simultanément à l'écran. A l'instar du jeu Blizzard, le joueur devra alterner entre
les différents héros afin de se sortir des situations les plus périlleuses. A vous donc de choisir entre le massif chevalier, son épée et son bouclier capable d'arrêter flèches et boule de feu ;
la voleuse agile, son arc et son grappin qui s'avérera utile pour franchir des ravins ; ou encore le sage magicien et ses capacités à créer cubes et autres plates-formes.
Utiliser le grappin de
la voleuse ou encore créer des cubes que vous planterez par la suite dans les pointes afin de créer des plates-formes praticables. Ceci est un exemple basique, mais qui prouve bien que le joueur
soit libre de se créer une solution avec les outils mis à sa disposition. Chaque niveaux se décomposent en salles, chaque salle étant un tableaux plus ou moins complexes, les méninges et la
créativité seront donc de mise, car il n'existe pas une solution unique.


Adulte et mélancolique, le
scénario de Braid est enveloppé dans un graphisme 2D au design tout mignon, peut-être pas excessivement fouillé, mais diablement attachant et pratiquement irréprochable sur le plan artistique.
Donnant l'impression d'être le héros d'une peinture prenant vie sous nos yeux. Le tout accompagné d'une musique, parfois douce, souvent inquiétante, qui berceront les oreilles des joueurs et vous
propulseront direct à l'intérieur de Braid, un régal.

Un peu à la manière d'un film ou d'un livre, le jeu vidéo s'arpente de différentes façons selon celui qui le joue.


Il est
temps de fermer cette parenthèse vidéolugeek sur la notation des jeux vidéos. Mais avant de conclure j'en profite pour préciser que je vais opter pour quelques petits changements, sur ce blog,
dans ma notation. Rien de révolutionnaire, mais quelque chose qui me plait plus, car le système utilisé jusqu'à maintenant ne m'a jamais réellement plus (trop scolaire, trop classique faut
croire) et que depuis le début, je cherchais à en changer. N'aller pas immaginer des trucs mirobolants et super high-tech, certain me diront "oh mais il a pas changer ton système de notation pff
c'est nul" et bien ceux-là, je les inviterais à lire (ou à relire) cet article. Je pourrai aussi faire le bilan des changements en expliquant ce qui est différent, mais après mûre réflexion ...
non XD.
Le gameplay reprend les fondements de la série, déjà instauré par Super Mario 64, le joueur évolue dans un monde dit principale, ici c'est Duelville, sorte de ville diviser en
plusieurs quartiers, d'où l'on peut accéder aux différents mondes du jeux où sont disséminées les pièces puzzle et les notes de musiques (qui font ici office de monnaie). Évidemment plus le
joueur avance dans sa collecte de pièces et plus il obtient de capacités qui lui permettront de visiter plus en profondeur la ville et donc d'accéder à de nouveaux mondes (pour un total de 7).
Chaque monde comprend différents chapitres avec à chaque fois des défis dont le but et de gagner une pièce de puzzle ainsi que de nouvelles pièces pour les véhicules mais j'y reviendrai plus
tard. Duelville est d'une taille plus que raisonnable: assez grande pour ne pas être à l'étroit et assez petite pour ne jamais être perdus, les mondes sont variés avec tous une identité propre,
(île paradisiaque, console de jeu géante, station orbitale...) sont tous très très grand, mais l'on regrette que les mondes de soit pas plus que cela modifié d'un chapitre à l'autre.
L'autre grande force de ce jeu réside dans son ambiance, les musiques sont d'une grande qualité mais ont, pour certaine, la mauvaise habitude de rester facilement en tête, l'humour et
omniprésent que ce soit dans le design, les personnages et les dialogues (l'on y découvre même une satire du marché vidéoludique actuel et ça c'est fort quand on y pense). De plus, il est à noter
que les développeurs ont su faire preuve d'une touche de second degrés sur leurs propres jeux, ce qui est bien trop rare à notre époque.

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