Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 19:08


L.A Noire est sans nul doute, l'un des jeux les plus attendus de 2011. Premièrement parce qu'il s'agît d'un jeu édité par Rockstar, qui a fait l'unanimité l'an passé avec Red Dead Redemption. Mais aussi en raison d'un certain motion scan, une technologie visant à retranscrire les plus fidèlement possible, les expressions faciales des comédiens. Présenté comme un jeu d'enquêtes avant tout ; L.A Noire promettait une ambiance polar noir capable de supplanter un certain Mafia sur le terrain de l'immersion dans une époque. On attendait donc beaucoup du premier projet de la Team Bondi, épaulé de près par Rockstar.

 


L.A Noire prend place dans le Los Angeles des années 40 et raconte l'histoire de Cole Phelps, un héros de guerre décoré qui décide de s'engager dans la police pour continuer de servir son pays. Le scénario du jeu suivra donc l'ascension de Phelps dans la hiérarchie policière au travers de plusieurs services (criminel, moeurs etc...) découpés en plusieurs enquêtes. Au départ simple agent lambda, Phelps se fera remarquer par son efficacité, puis promu à un avenir radieux parmi les forces de l'ordre. C'est d'ailleurs comme cela que débute le jeu, sur une simple patrouille qui fera office de premier didacticiel. Pourquoi premier me direz vous ; et bien tout simplement parce que l'apprentissage s'étale sur plusieurs enquêtes. A l'instar d'un GTA IV, on vous expose au fur et à mesure les bases du gameplay. Première chose que l'on remarque, ce didacticiel se montre moins palpitant et intéressant que celui de GTA IV, la faute à des premières enquêtes peu entraînantes. Cependant, et répondant à l'habitude de Rockstar, l'intrigue s'étoffe à mesure que Phelps grimpe les échelons. Un flic intègre et droit devant les travers d'un service corrompu, un détective qui procède méthodiquement là où un de ses seconds préfère mettre un coupable idéal derrière les barreaux sans trop se poser de question, bref ; les codes du polar noir sont bien présent et tout cela bénéficie de l'expérience de Rockstar en terme de narration et de personnages.

 

 

Il est important de préciser que L.A Noire n'est pas un GTA-like. Si Los Angeles propose une grande surface de jeu, le titre ne propose pour ainsi dire, aucun à côté. De la même façon qu'il est impossible de rouler sur les piétons, mais de seulement les faire tomber (au pire). Un retour en arrière diront certains, mais un choix totalement compréhensible puisque de Cole est un gentil. Pas d'ambiguïté façon True Crime, ici seul le droit chemin est à la disposition du joueur. Le jeu se décomposera donc entre phase de conduite pour se rendre au lieu d'un crime (à noter la possibilité de laisser son coéquipier virtuel conduire), recherche d'indice, interrogatoires, course poursuite (à pied ou en voiture), combat à mains nues ou encore gunfight.

LA.3

 


Pour ce qui est conduite, gunfight et rixe viriles, les joueurs de GTA IV ne seront pas dépaysés. Cependant, si le système reste le même, les phases d'action de L.A Noire se voient affubler d'une certaine lourdeur dans leurs exécutions rendant finalement tout cela peu entrainant, il sera du coup impossible de vous faire une grosse montée d'adrénaline en jouant à L.A Noire, dommage. Durant les séquences de fouilles sur les lieux d'un crime, dans l'appartement d'un suspect ou autre, le joueur devra se déplacer afin de trouver des preuves. Certains éléments devront être examinés avec plus d'attention ; à l'instar de Ryo dans Shenmue, Phelps s'amuse à tout tenir du bout des doigts et à gigoter tout cela au rythme des mouvements de joystick, une analogie sympathique, mais qui ne cache pas une profonde linéarité. Il suffira en effet de se promener au hasard en martelant le bouton d'observation pour trouver un indice et il sera très rare qu'un objet important ait été planqué dans un recoin perdu (même si cela arrive quelques fois). Tout au long du jeu, le joueur est pris par la main. Ainsi, une musique retentie lorsque tous les indices ont été trouvés. Par conséquent si tout se trouvait dans une même pièce, on nous évite de chercher dans les autres. Un gain de temps inutile puisqu'il saborde tout simplement la notion de recherche. Trop dirigiste et linéaire, le jeu pêche dans sa mise en scène punchy. On prendra l'exemple des poursuites à pied, risibles ; on ne ressent aucune fatigue de personnage, qui « sprint » d'ailleurs à l'infini (pourquoi pas une jauge de souffle pour des accélérations), tout se fait de façon quasi-automatique, il suffit de courir vers un grillage pour l'escalader ; pire, certaines trajectoires et virages serrés sont carrément automatisés. En plus de manquer cruellement de hargne, il n'y a aucune notion de challenge à chercher dans les courses à pied là où celles en voitures requiert une notion de conduite. De la même façon, les combats à mains nues propose un gameplay ultra-simpliste et limité à une touche de coup, un bouton pour parer, un pour saisir et un pour finir un adversaire. Pour finir, les fusillades se montrent relativement plates elles aussi, le cover system se montre un peu rigide, tout comme la visée, l'absence de munition, sauf pour les armes que vous ramasserez sur les ennemis, mais aucun moyen de savoir combien il reste de balles dans le chargeur … là où le jeu King Kong tiré du film de Peter Jackson permettait de regarder son chargeur pour savoir.

LA.2

 

 

Reste à parler des interrogatoires, éléments tellement mis en avant par Rockstar. Vous disposez de plusieurs questions dans votre calepin à tout faire (selon vos preuves vous aurez plus ou moins de questions), une fois la réponse entendue ce sera à vous de choisir si la personne dit la vérité, cache quelque chose ou ment purement et simplement (le choix se faisant à l'aide de trois touches différentes) et pour se faire, il faudra observer les visages des personnes interrogées. Des yeux qui se perdent dans le vide, un soudain accès de colère, un mordillement de lèvre, tout se voit. Le motion scan tient ses promesses et offre les meilleures expressions faciales dans un jeu-vidéo. Cependant, il est dommage que tout ait été sur-joué. Le seul challenge viendra de la psychologie des personnages (un pincement de lèvre ne signifie pas forcément la même chose d'une personne à l'autre), mais aussi et surtout de l'approximation du système de vrai-faux. Il existe une frontière entre caché quelque chose et mentir et souvent on se trompera à cause de quelques approximations. Exemple flagrant, on trouve chez un homme des tickets de loteries illégales, on lui demande ce qu'il fabrique et nous répond « rien d'illégal », on l'accuse de mentir avec les tickets comme preuve et ce n'est pas ça. Bonne et mauvaise réponse possède tout deux une petite musique pour informer le joueur . A noter la présence de l'intuition qui permet de supprimer un mauvais choix comme pourrait le faire le 50-50 de Qui veut gagner des millions. Les points d'intuition se gagne à chaque niveaux, vous gagnez de l'xp en fonction de vos réussites lors de vos enquêtes. Chaque fin d'enquête se résumant à l'aide d'un tableau des scores.


LA.5


Comme il a été dit plus haut, le motion scan permet des expressions faciales très détaillés. Mais cela semble bien avoir un prix. L.A Noire propose une durée de vie d'une quinzaine d'heures ce qui est limite pour un jeu Rockstar (l'intrigue de GTA IV s'étalait facile sur deux fois plus), mais ce qui fâche c'est que le jeu tienne sur trois DVD, ce qui ramène à cinq heures par galette et c'est là où je voulais en venir. Quand on voit un jeu en trois DVD on se voit déjà avec cinquante heures de jeu et paf au bout de cinq et que l'on aperçoit « insérer le disque 2 », on se dit que quelque chose cloche. La raison d'une telle déconvenue, c'est tout simplement le motion scan qui demande énormément en ressource et à la console aussi puisque les ralentissements sont légion et qu'il ne sera pas rare que votre machine freeze ou pire.
D'un point de vue technique, L.A Noire propose une ambiance réussie, mais des textures très moyennes et souvent lentes à charger, des ombres grésillantes pas jolie du tout, des animations corporelles mal reliées entre-elles, mais de loin, le jeu possède un cachet certain et l'ambiance polar années 40 fait effet. Notamment grâce à une bande sonore au poil, un doublage anglais et des dialogues d'excellente facture et des musiques qui collent parfaitement.


LA.4


Console : Xbox 360 et PS3
Editeur : Rockstar
Devloppeur : Team Bondi
Genre : Aventure
Mode de jeu : mode solo uniquement


LA.0

L'avis de
PsEuDoLeSs sur L.A Noire :

 

 

Au final : 16/20

 

 

 

 Si Red Dead Redemption avait convaincu tout le monde, le premier jeu de la Team Bondi accuse le coup et a pas mal de lacune. S'il n'y a pas grand-chose à dire côté ambiance, si l'intrigue se montre agréable, sans être renversante. D'un point de vue gameplay pur et dur, il y a encore de gros progrès à faire. Dirigiste et linéaire, L.A Noire montre rapidement ses limites et manque de punch. Le motion scan quant à lui, se prête bien dans un jeu de ce type, mais serait tout bonnement inutile pour un jeu de course ou même un FPS, d'autant que le procédé semble amené plus de problèmes qu'autre chose … du moins pour le moment. On est donc un peu déçu par ce L.A Noire, on espère que la suite saura corriger ces problèmes. Loin d'être un mauvais jeu, le premier titre de la Team Bondi sera sans doute l'un des jeux marquants de l'année, mais pas LE jeu de 2011.

 

LA.6 

" Un titre efficace, mais imparfait "

 

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Action/Aventure - Communauté : Que la geekerie soit avec vous
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 19:23

Si, par le plus grand des hasards, vous appréciez un minimum lire ces critiques amateurs, mais sincère de ma modeste personne. Tous les goûts sont dans la nature, il est donc possible qu'une petite minorité de joueur désireux d'avoir un énième (et non pas eminem, qui n'a rien à voir la dedans) avis sur un jeux, ait envie de plus d'article sur toujours plus de jeux. Peut-être même que certains se demandés un tel écart entre la critique de Dark Sector et ce nouveau post.

Explication ; ce blog est passé au second plan, car je poste avant tout pour le Critical Damage GX. Critiques, émissions, textes plus ou moins sérieux, pas mal de contenu donc. Et comme overblog merdouille sur sa mise en page et que faire un article, c'est parfois galère. Le refaire ici, rien que d'y penser ça fait froid dans le dos, même si ça arrivera.

Je poursuivrai donc la publication de test ici (mais pas tout ceux que j'écrirai), mais en différé par rapport au blog du Critical  :


CDGX

 


http://www.criticaldamagegx.com/
 



Si vous ne connaissiez pas, jetez y donc un oeil. Pour les moins préssés (ou les nombreux qui s'en foutent) continuez de passé par Test-un-Jeu.

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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 22:16

Après Gears of War, les jeux d'action à la troisième personne ont connu un gain d'énergie pharamineux. Bon nombre de titres par la suite ont repris le système de couverture et l'effet caméra lors du sprint avec plus ou moins de réussite. C'est le cas de Dark Sector, jeu d'action piochant des éléments par ci par là pour étayer une base un peu light.



Vous êtes Hayden Tenno, un agent secret parti en mission en Europe de l'Est afin de supprimer un dangereux savant russe qui aurait mis la main sur une terrible arme bactériologique durant la seconde guerre mondiale et qu'il testerait sur la population. C'est ainsi que le joueur débutera le jeu, le tout premier niveau étant donc cette fameuse mission où Hayden échouera en plus de se faire contaminer par le virus.

Transformé, Hayden survit et compte bien poursuivre celui qui lui a fait ça, ça tombe bien c'est le même celui que la mission lui ordonne de tuer.
Oui Hayden a quelque peu muté et son changement le plus notable est l'apparition d'une sorte de shuriken géant dans sa main droite, le glaive.

DarkSec.4.jpgLe glaive est l'élément de gameplay principal, il est une puissante arme de jet et de corps à corps, mais il sert également à la résolution de petites énigmes. Tranchant et multifonction, le glaive peut être lancé sur les ennemis d'une simple pression d'une touche. Il peut aussi s'avérer utile pour ramasser des armes si vous venez à manquer de munitions et que vous ne pourriez pas vraiment sortir sous un déluge de balles. Si au départ le glaive ne possède pas plus d'utilités, il gagnera en puissance à mesure que Hayden est de plus en plus contaminé par le virus. Esuite, a vous les joies du guidage manuel pour couper le membre de votre choix (oui le jeu est gore) ou pour exécuter des décapitations après un ricochet sur un mur (difficile, mais hyper classe), il sera ensuite possible d'envoyer le glaive dans une source électrique pour améliorer votre arme temporairement (ce qui permettra d'électrocuter les ennemis ou remettre en marche des générateurs). Plusieurs éléments seront ainsi déblocables au fil de l'aventure pour améliorer votre glaive chéri qui sera votre meilleur ami dans Dark Sector.

Bien-sûr on en oublierait presque de parler de celui qui tient le glaive. Hayden, avec son charisme très maladroit, dispose de la palette désormais classique de héros de jeu de tir à la troisième personne. Se mettre à couvert, utiliser des armes à feu ou des grenades, faire des roulades etc. A mesure que son infection avance (en même temps que vous avancerez dans les chapitres) il gagnera aussi quelques petits pouvoirs bien sympathiques qu'il serait dommage de dévoiler ici (bon allez un seul, il pourra devenir brièvement invisible). Une montée en puissance bien amenée et logique qui offre toujours quelque chose de nouveau au joueur afin de relancer l'intérêt d'un jeu qui souffre rapidement d'une certaine redondance.

DarkSec.1.jpg
J'ai parlé tout à l'heure de la possibilité de ramasser des armes à l'aide du glaive tout en étant gentiment planqué ; je n'ai par contre pas évoqué la faible durée de vie de ces armes. Le contexte du jeu étant un cas d'infection, vos ennemis habillés en tenues anti-radiation ont cru bon d'inclure un système de reconnaissance de contamination dans leurs armes. Ainsi il sera impossible de conserver une belle mitrailleuse plus de trois minutes. Une fois ramassée, il faut l'utiliser le plus possible.  Cette petite subtilité qui déclenche une petite furie chez le joueur qui veut faire un carton avant que son fusil lui claque dans les mains est sympathique, mais la surpuissance du glaive est telle que l'on utilisera qu'occasionnellement cette fonctionalité. Si vous préférez néanmoins un fusil au pistolet tout crevé dont dispose le héros, sachez qu'il est possible de collecter des roubles tout au long du jeu. Monnaie qui sera utilisable dans le marché noir (symbolisé par une plaque d'égout en surbrillance) afin de se payer diverses armes amputées du fameux système de reconnaissance de contamination. Une option qui aurait pu être utile si le glaive n'avez pas autant de puissance et d'importance et beaucoup feront le jeu armé du simple pistolet.

DarkSec.3.jpgAbordons maintenant les parties techniques du jeu. Il n'est en effet pas nécessaire d'expliquer plus sur le gameplay du titre puisque tout cela se joue comme un Gears of War ... le boomerang magique en plus. Graphiquement, Dark Sector propose une ambiance sympa, oscillant entre les ruines de Gears of War et les cimetières de Resident Evil 4. Par contre, on prend une méchante claque durant les cinématiques et cut scenes ; la proximité de la caméra révèle souvent des textures assez moches. On remarque aussi quelques problèmes d'animation par moment et une IA relativement pauvre.

D'un point de vue sonore, l'ambiance séduit, les musiques sont dans le ton sans forcément rester en mémoire. Un petit reproche sur les voix des ennemis qui surjouent la douleur, ok je pense qu'une jambe coupée ça fait mal, mais était-il obligatoire qu'ils hurlent tous pendant trente secondes. C'est pénible à force et surtout, si vous en amputez plusieurs d'un coup, l'impression de jouer contre une chorale est étrange. Gros reproche par contre au héros absolument pas charismatique.
 

A noter, la présence d'un mode multijoueurs visant à augmenter un brin la durée de vie faiblarde du titre. S'il est amusant de pouvoir jouer les méchants en combi orange, on ne passera pas de folles nuits sur le mode online. On fera deux-trois parties pour faire un peu le tour (seulement 2 modes de jeu et 5 cartes) et on y touchera plus jamais. Pas que cela soit excessivement mauvais, mais tout comme le solo, la lassitude pointe le bout de son nez.


DarkSec.0.jpg


Console : Xbox360 (existe aussi sur PS3 et PC)
Editeur : D3 Publisher
Devloppeur : Digital Extremes
Genre : Action
Mode de jeu : solo + multijoueurs online

 

L'avis de PsEuDoLeSs :

 

 

Offrant une sorte de mélange entre Resident Evil 4 et Gears of War, Dak Sector devient un petit jeu d'action sans prétention assez sympa. Le glaive, qui est au centre du gameplay, se montre simple et efficace dans son maniement, mais sa trop grande importance lors des gun fight expose le manque de profondeur des armes à feu. Avec une réalisation technique plutôt solide (sauf lors des cinématiques), Dark Sector dispose d'un héros des plus anti-charismatique au look de membre d'un boys band sans âme. Le jeu souffre aussi d'une grande répétitivité et d'un manque de variété des ennemis et des situations, ainsi que d'un scénario très moyen, d'une bande son sympa, mais aucunement mémorable et d'une durée de vie tout aussi moyenne. Si le glaive n'avait pas été là, Dark Sector aurait perdu tout son fun, c'est véritablement le seul intérêt du jeu, car il apporte des fonctionnalités et du gore durant des phases d'action plaisantes.



14/20
"Le glaive salvateur réhausse le jeu "

 

 

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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 15:00

En 2007, la licence Assassin's Creed naquit d'un premier épisode en demi teinte. Mélangeant les cabrioles du Prince de Perse avec l'aspect furtif de Sam Fisher, aujourd'hui devenu un ersatz de Rambo, la nouvelle licence encapuchonnée des studios Ubisoft avait laissé un léger arrière goût de déception chez bon nombre de joueurs. Tout le monde était donc fébrile à la sortie du deuxième opus de la série. Assassin's Creed II promettait beaucoup, comme son grand frère, mais allait-il corriger les problèmes de son ainé ou enterrer un peu plus la licence encore ?

   

Qui dit Assassin's Creed dit Animus, cette machine capable de faire revivre la vie de ces ancêtre comme si on y était, déjà présente dans le premier opus reprend ici du service. A l'instar de Desmond, le cobaye, qui sera une nouvelle fois au centre d'une guerre vieille de plusieurs siècles entre les Assassins et les Templiers. AC2.1Sauf que Desmond ne jouera plus avec son ancêtre Altaïr en pleine période des croisades, mais avec Ezio Auditore da Frienza au coeur de l'Italie de la Renaissance. Si le cadre touristique de l'Animus a changé, son contenu moins, même si depuis la précédente escapade temporelle, il y a eu quelques petits changements.

Il s'agit toujours d'un jeu type open world où le joueur incarnera l'assassin a capuche dans une grande aire de jeu remplie d'objectifs. Fini Jerusalem, Acre et Damas et place au contexte Renaissance italienne avec des villes comme Florence ou encore l'inévitable Venise. En tout ce sera quatre aires qui seront accessible et qui offriront un changement d'architecture et d'ambiance tout aussi appréciable que dans Assassin's Creed premier du nom.

 
Pour ce qui est du gameplay, pour peu que l'on ait un minimum pratiqué avec Altaïr lors du premier épisode, on retrouvera vite ses marques. Les différentes utilisations des boutons de la manette qui différent selon que l'on se trouve en profil actif ou passif, l'escalade ou encore le système de combat, toutes les bases sont là avec de petites améliorations bienvenues. Il sera par exemple désormais possible de désarmer ses adversaires afin de retourner les armes contre ses propriétaires, le combat au corps à corps a été amélioré ainsi que celui à la lame sécrète. Rien de bouleversant donc, mais ces features utiles viennent combler le manque de richesse dont souffrait le premier opus.

Un constat qui se retrouve en tout point dans Assassin's Creed II. Que ce soit du point de la variété des missions, de l'intensité du scénario ou de la richesse globale du jeu. Tout a été étoffer afin de palier aux reproches faits aux précédent volet et ça marche.

AC2.2

Du point de vue sonore cet Assassin's Creed II, tout comme le premier opus, réussi à plonger le joueur direct dans son univers, à l'aide de doublages français de bonne facture et d'une musique toujours aussi en adéquation avec les actions du joueur, mais aussi une impression de vie plus importante de la part des villageois qui renforcent l'immersion. Quant à la durée de vie, si elle est bien entendue plus importante que celle du premier volet, comptez 10 à 15h pour achever l'intrigue principale sans parler de la durée de vie artificielle rajouter par le biais des drapeaux à trouver dans chaque ville, ainsi que d'autres quêtes annexes pas toujours intéressantes, mais qui combleront les férus de cabrioles souhaitant prolonger un peu l'expérience ACII.

 

AC2.3Cependant, ACII reste un jeu avant tout et comme tout jeux il possède des défauts. Alors, oui ! ACII en possède clairement moins que son prédécesseur, heureusement ; mais tout n'est pas rose au pays des capuches blanches. Si Ubisoft a su rajouter du contenu pour épaissir la sauce, ce qui est indéniable, il faut se rendre à l'évidence que le moteur graphique est plutôt jolie du moment que l'on reste à bonne distance sous peine de distinguer les modélisations grossières de certains personnages. La durée de vie assez limite malgré des longueurs qui viennent parfois entacher le rythme. En revanche, c'est la fête du côté des bons points. Plus consistant, plus fini avec des séquences de plates-formes semblant sortir d'un "Prince of Persia", des énigmes, des combats plus fluides, une notion économique et un système de foule sympas bien que finalement assez légers ; ce nouvel Assassin's Creed à tout du hit en puissance qu'il semblait être et assoie la licence en haut de l'affiche.

 
AC2.0
   

Console : Xbox 360 (existe aussi sur PS3 et PC)
Editeur : UbisoftDeveloppeur :
Ubisoft Montréal

Genre : Action/Aventure
Mode de jeu : solo uniquement

 

 

L'avis de PsEuDoLeSs :

 

Ce deuxième opus avait pour principal objectif de faire oublier les défauts d'Assassin's Creed premier du nom, en offrant une expérience de jeu plus diversifiée et fourni, un rythme plus soutenu bref, un jeu peaufiner dans ses moindres détails. Et c'est chose faite avec Assassin's Creed II. Exit redondance et manque de variété et place à un dynamisme plus présent, un jeu plus long et des séquences de jeu plus fun. Cependant, tout n'est pas parfait ; ne serait-ce que du côté de la réalisation technique qui, bien qu'elle offre de splendides panoramas de loin, flatte tout de suite moins les yeux lors des cut-scenes trop proche qui trahissent alors un moteur qui va en s'essoufflant. Ou bien alors du côté du scénario qui n'est clairement pas le point fort du jeu, sans parler des deux DLC plus que critiquables. Cependant, le bilan est unanime, Assassin's Creed II réussit là où son grand frère avait chuter et offre une expérience saisissante en pleine Renaissance.



    La note : 17/20

"L'assassin touche enfin sa cible, en plein dans le mille"


AC2.4

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Action/Aventure - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 00:00

Tout le monde connait Mickey Mouse, a moins de sortir d'un coma de plus de 80 années. La souris la plus populaire du monde revient en effet dans l'univers vidéoludique, après pas mal de temps d'absence, dans un jeu qui s'annonçait sacrément prometteur et dont l'univers contrasté fortement avec les habitudes chromatiques propres à Disney. Fut un temps où jeu estampillé Disney rimé avec qualité, mais est-ce encore le cas aujourd'hui ?


Epic.1Epic Mickey est introduit par une
cut scene, réalisée avec le moteur du jeu, trés plaisante.En pleine sieste après la lecture du livre de Lewis Caroll "De l'autre côté du miroir" (suite d'Alice aux pays des merveilles) Mickey se prend l'envie d'essayer de passer, comme Alice, de l'autre côté du miroir qui trône chez lui. Y parvenant il arrive dans la demeure de Yen Sid, le magicien aperçu dans "Fantasia". Ce dernier est en train d'experimenter un piceau magique capable de créer tout un univers devant les yeux d'un Mickey curieux et ébahit. Une fois son exercice fini, Yen par comme toujours faire un petit dodo ; l'occasion rêvée pour que Mickey puisse lui aussi faire mumuse avec un objet magique. La catastrophe n'est pas loin quand on connait l'incompatibilité que Mickey a avec la magie et l'adresse et il ne faut pas longtemps avant que la souris donne naissance à une créature sombre et effrayante et hostile. Apeuré, Mickey s'enfuit le plus vite possible et renverse dans la précipitation, une bouteille de diluant à peinture sur le monde du magicien, avant de traverser le miroir dans le sens inverse. Plusieurs mois se passent et Mickey semble avoir oublié cette affreuse expérience ; seulement voilà, un beau jour la créature noire qu'il avait créé débarque dans son monde et entraine Mickey à l'intérieur du monde magique de Yen. Mickey va donc devoir vaincre le fantôme noir, retourner dans son monde, mais aussi sauvé celui qu'il a ravagé (le monde de la désolation). Il y a du boulot pour une souris armée d'un pinceau.

Epic Mickey est un jeu d'aventure/plates-formes en 3D dans le pur style "Super Mario 64". On dirige Mickey à l'aide du nunchuck et le pointeur de la Wiimote est utilisée comme viseur. Jusque là rien de bien original, mais peut-être que l'on trouvera la nouveauté dans le gameplay à proprement parlé.
De neuf ? On n'aperçoit que l'inspiration d'un certain Okami, car à l'instar d'Amaterasu du jeu de Capcom, Mickey dispose d'un pinceau magique au centre des mécaniques de jeu. Mais si le loup blanc ne pouvait que dessiner des choses, la souris noire elle est capable d'en effacer. Epic.3Tout le jeu repose sur le pinceau magique et sur ses deux pouvoirs. En effet la touche B de la Wiimote est assignée à la peinture qui permet à Mickey de reconstruire certains éléments de décors, d'activer certains mécanismes ou même de transformer ses ennemis en alliés temporaires ; pour faire simple la peinture correspond aux bonnes actions. Tandis que la touche Z correspond au diluant et donc aux "côté obscur de Mickey", le diluant efface décors et personnages, un moyen radical de se débarrasser de tout ce qui peut entraver Mickey dans son exploration du monde de la désolation (si la visé n'était pas contre nous par moment). Mis à part ces petites subtilités, Mickey possède une attaque tournoyante (en secouant la Wiimote) pratique pour les ennemis trop près d'un bord et la possibilité (à partir d'un moment dans l'aventure) utiliser des croquis d'objets qu'il pourra faire apparaître en combat ou pour la résolution d'énigmes (une télévision est source d'électricité, mais peut aussi distraire les ennemis), le reste de son panel de mouvement rentre dans le cahier des charges classique dès lors que l'on a affaire à un jeu de ce genre ; Mickey saute, Mickey parle aux gens ...

Oui Mickey parle aux gens, car Epic Mickey propose des quêtes annexes via les habitants du monde de la désolation (des très anciens persos Disney pour la plupart). Une idée louable, mais qui finie un peu par agacer pour deux raisons. Primo, les dialogues ou plutôt l'absence de dialogues parlés (dont on parlera un peu plus tard) et les allez-retour qu'obligent certaines quêtes. Des trajets qui s'exécutent via de courts passages en 2D orientés plates-formes pur dans des décors de vieux Disney. Si ces passages sont agréables, bourrés de bonnes idées et plein de nostalgie pour les plus vieux ; le fait de devoir en pratiquer plusieurs dizaines de fois dans tout le jeu fini par lasser et on a l'impression que tout cela est fait pour rallonger la durée de vie. Une durée de vie qui n'a pas besoin de ce genre de longueur entant donnée qu'Epic Mickey propose une expérience et une contenu conséquent. Les plus acharnés pourront perdre quelques heures de plus à chercher les nombreux bonus (croquis, dessins d'époque ...) tandis que les plus rapide en auront déjà pour une bonne quinzaine d'heures rien que pour l'intrigue principale ; rajouter donc les bonus et les quatre fins différentes et vous avez de quoi doubler ce chiffre.
Epic.2
Dès que les toutes premières informations avaient filtré sur Epic Mickey, on se souvient de la suprise que ça avait été de voir la souris de Disney plongée dans un univers plus sombre qu'à l'accoutumé. En effet le travail de Warren Spector (System Shock, Deus Ex) dénote grandement avec tout ce que l'on a déjà pu voir chez Disney. Avec des décors parfois mignons et d'autres plus inquiétants sans compter sur la possibilité laisser au joueur de remédier ou d'empirer les choses à l'aide du pinceau. Une idée agréable, mais hélas sous exploitée, car si le joueur fait l'effort de repeindre tout Oswille avant de partir à l'aventure, à son retour tout aura de nouveau son aspect original. On aurait aimé que le jeu garde les traces des agissements du joueur, d'autant qu'il prend déjà en compte ses actions pour l'emmener vers une des quatre fins différentes. Du point de vue technique, s'il est évident que l'on se trouve sur Wii, il faut reconnaître que le jeu s'en tire bien en ce qui concerne sa réalisation, sans compter sur le travail esthétique superbe qui font de ce Epic Mickey, un des plus beaux jeux du catalogue Wii.
Un mot sur la bande son du jeu, impeccable. Tout comme les décors, les musiques oscillent entre des rythme mignons et des mélodies plus inquiétantes et offrent un contraste cohérent et jouissif. Gros reproche par contre sur tout ce qui touche aux dialogues, ces derniers n'étant ponctués que de "Ahah, ohoh" rigolo le temps des premiers dialogues, mais vite harassant et qui ternissent les séquences d'animations classieuses. On aurait aimé qu'au moins Mickey et les personnages principaux aient la parole, mais non. Les petits comme les grands auraient préféré retrouver la bonne voix de Mickey plutôt que ce yaourt niais et mielleux, vraiment dommage. Mais le pire défaut d'Epic Mickey est sans nul doute sa caméra ultra-capricieuse qui vient littéralement pourrir certaines phase de jeu en se bloquant dans un endroit pas vraiment pratique, empêchant de viser correctement par moment ou se calant même de l'autre côté d'un mur, ne laissant qu'une silhouette de Mickey pour s'orienter.

Epic.0

Console : Wii
Editeur : Disney Interactive
Devloppeur : Junction point
Genre : Action/Aventure
Mode de jeu : solo uniquement

 

 

L'avis de PsEuDoLeSs sur Disney Epic Mickey :

On en attendait beaucoup de ce nouveau Mickey. S'il n'est pas parfait (longueur, caméra capricieuse) le jeu possède de nombreuses qualités (univers riche et travaillé, musique, mécanique de jeu, durée de vie) qui font d'Epic Mickey, une valeur sûre de la ludothèque Wii. Un jeu de plates-formes bien ficelé malgré des soucis de jouabilités certains, Epic Mickey propose un univers si riche et attachant qu'il ne demande pas un effort insurmontable pour passer outre ses défauts. Nul doute que Mickey a fait forte impression sur ce coup-là sans forcément marcher sur les plates bandes d'un certain Mario. Une nouvelle aventure vidéoludique de la souris noire en short rouge pour les petits comme pour les grands.


16/20


"Une plongée chez Disney qui fait plaisir"

Par PsEuDoLeSs - Publié dans : Action/Aventure - Communauté : CULTURE JEUX VIDEO
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 Comme toujours dans ce genre de cas il ne faut pas prendre mes notes pour paroles d'évangile, juste un moyen d'aiguiller votre avis. Le meilleur testeur pour savoir ce que vous aimez, c'est vous . Si vous n'êtes pas d'accord sur un test, je serai ravis de connaître votre avis.

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